27.05.2008

Tolérance

 

L'une de mes amies m'a dit un jour (ça, c'était vraiment drôle, sauf que ça m'a agacé!!) :Toi, tu es bizarre. Tu aimes avoir tes enfants avec toi, tu ne les mets pas à la garderie, tu es une vraie maman poule. Et pourtant, tu les laisses chez des gens à dormir très facilement!!! (Elle m'a dit ça après que mon fils ait dormi deux nuits de suite chez une amie et son fils du même âge que lui).

Cette réflexion m'a sciée. En effet, je n'ai pas du tout l'impression d'être une maman poule, même si je n'ai pas envie de les mettre à la garderie tout le temps (ça, je précise, c'était en France : maintenant qu'il n'y a plus DU TOUT de garderie, je voudrais bien les y mettre un peu, enfin le petit). Donc, je disais, je ne suis pas, à mes propres yeux, une mère poule, mais je ne pense pas que la collectivité à tout va soit un idéal. Un peu de collectivité, un peu de maison, un peu dans la famille, un peu chez les amis. Quand on a le choix, bien entendu.

Mais par cette réflexion j'ai eu l'impression d'être jugée sur des a priori : on me dira, je devrais peut-être m'interroger sur mes relations avec cette fille? Il lui semble évident qu'une mère qui ne veut pas mettre trop ses enfants à l'école est une mère poule : il n'y a pas d'autre alternative. Inversement, un mère qui laisse ses enfants dormir deux nuits de suite chez des amis les néglige. Pourtant , j'ai expliqué à ma copine queje ne pensais pas que trop de collectivité soit un bien, et que je voulais favoriser systématqiuement ses relations avec les autres enfants. Elle aurait pu me contredire sur le point :laisser un enfant dormir chez un copain l'aide-t-il à être à l'aise avec les autres et à se faire des amis? On peut en discuter, ça n'est peut-être pas si évident. Mais telle n'a pas été son approche : son approche ne l'a pas amenée à réfléchir à mes méthodes, et à en chercher avec moi, mais à me juger, ou, en l'occurence, à conclure à une "impossibilité de jugement".

 Je dois dire que mon amie, ce jour-là, m'a fait de la peine. Etre jugée aussi superficiellement n'est pas agréable.