06.01.2009

Bilan des fêtes

C'est l'heure de la ralade. Ah, et puis je n'ai pas envie de cacher mon mauvais caractère, merde !!!

Bon, ça s'est bien passé chez la belle famille, ça aurait pu être pire, et là, il est visible que je me fais à eux de main de maître.

Je ne parle pas. Au début, c'était dur, mais au final, c'est reposant. je suis au milieu d'eux, je réfléchis à des trucs, j'ai même pris des notes pour des posts, pour mon boulot, lu deux livres, bref au final, un bon moment avec moi-même. Je ne blague pas : j'ai passé neuf jours avec eux et la plupart du temps j'ai pu réfléchir à des sujets me concernant. Alors qu'en général, je suis si occupée que je ne le fais pas. Attends, dans deux trois ans, ma belle famille, ça va être retraite spirituelle !!!!

 

Eux parlent peu, mais toujours de conneries. Ou du moins, c'est dans leur contexte, et je n'accroche pas : ils parlent du prix des choses : on mange un rôti de porc, et ma belle soeur dit son prix à ma belle mère, pour info. Cette belle soeur-là, chez qui nous étions, ne compte pas son argent. Sans l'afficher, elle est en fait ultra dépensière, et ça agace l'autre belle soeur, qui est très radin et économe. Peut-être ce qui l'agace, c'est que sa soeur ait plus d'argent qu'elle. Je ne sais pas : les choses ne sont pas dites comme ça. Moi, ça m'agace, car je me sens à la traîne : je voudrais bien travailler, mais avec nos déménagements incessants, c'est très difficile (encore que je vais peut-être avoir une opportunité, mais si on s'en va dans deux ans, avec les gardes d'enfants et les problèmes induits, le jeu en vaut-il la chandelle? Oui, sur un plan perso, mais c'est autre chose). bref, on a des mini débats, ça et là, sur les prix des trucs, avec ma belle mère qui demande, la belle soeur invitante qui répond, l'autre qui dit que c'est cher, l'invitante qui dit que oui mais c'était ce qu'elle voulait alors elle n'a pas compté, etc.

Après, il y a aussi les remarques sur les présentateurs télé, parmi lesquels je suis larguée. J'ai la télé française, mais je ne la regarde pas. Donc, je n'ai pas d'avis (sauf Laurence Ferrari, que je déteste). Là aussi, rien à dire. Surtout que si je me lance (sur Laurence Ferrari, justement), je suis vite trop bavarde, je donne trop d'info, je sens qu'ils attendent que j'ai fini de parler pour dire autre chose, ils ne m'écoutent pas, même lorsque je suis dans la conversation : ils m'écoutent si je fais, comme eux, des phrases courtes, deux max, et hop, on passe à autre chose.

 

Il y a aussi les assurances de voitures. Ils comparent les prix des assurances.

 

Sinon, beaucoup, les recettes : on a cuisiné ci, ça et comme ça. ça; c'est bien, car ils cuisinent bien. je note des recettes, des idées. Ou les vins. Ou ils les ont acheté, quand ils les ont bu, etc. On en a ramené, on essaie toujours de privilégier la qualité puisqu'on est limité à deux bouteilles par personnes. On n'est jamais contrôlé mais on ne sait jamais.

Au final, j'ai pu faire des balades et acheter des livres, donc c'était bien. Les enfants se sont amusés avec leurs cousines, bien aussi. Le bilan des neuf jours est positif.

03.04.2008

Le sujet est clos

Ouf !!! Ils ont fini par partir, et maintenant je peux me sentir tranquille jusqu'à cet été.

Ma belle-famille est un sujet qui me perturbe. Je ne veux pas accabler mon mari, qui sait bien que nous sommes, eux et moi, différents, et qui me demande simplement des les supporter un peu.  Je ne peux pas lui demander de ne pas les voir, et quand il vienne il fait son possible pour s'occuper d'eux, mais, vu qu'il travaille, ce n'est pas facile. Donc forcément je les ai toute la journée. Et le problème c'est surtout que nous réagissons différemment à tout, et qu'ils n'ont pas assez de tolérance pour accepter avec désinvolture mes idées.  Je pourrais faire des scènes et crier, mais cela ne changerait rien à ce qu'ils sont.

C'est-à-dire que, comme dit Brassens, quand on est con, on est con. 

Mais je ne peux pas ne pas les voir ; je ne sais pas si je l'ai déjà dit, mais ma mère n'a jamais vu la famille de mon père, et ça m'a manqué, je me suis toujours demandé comment ils étaient... Je les ai rencontré, un peu, très tard dans ma vie et c'est comme si c'était des étrangers. Je trouve ça triste.  Je veux éviter ça à mes enfants. Donc, il faut que je me les farcisse.

Je suis contente de mon repas surprise.

A part ça, il faut que je fasse taire mes sentiments. J'ai remarqué un truc, je me demande si tout le monde est comme moi : quand j'en veux à quelqu'un, j'y pense, j'y pense, mais plus j'y pense, plus je me sens en colère et énervée. Si j'arrive à me sentir "au dessus de ça", je me sens mieux. Donc : soit je me laisse aller à mes entiments négatifs, et ça ne va pas ; soit je me force à être positive, mais c'est dur, et ça va mieux.

Est-ce que ça vous fait ça aussi? 

26.03.2008

Fleur cuisine

Ben oui, je vais encore en parler.

Quand on était en France et que je travaillais, je n'avais pas beaucoup de temps pour faire la cuisine. certes, si j'avais aimé ça, je l'aurais fait, c'est certain, mais je préfère, quand je n'ai pas le temps, un repas rapide à un repas sophistiqué. Je n'ai pas un plaisir fou à cuisiner.

Or, pour ma belle-mère, les repas sont fondamentaux. Manger, c'est la vie. Elle n'a pas tort, certes, et en plus je suis gourmande. Mais un repas pris sur le pouce, rapide, peut-être aussi très sympa. Pour développer il faudrait que je vire blog de cuisine, et les photos.. bouh , j'aime pas. pas que j'aime pas mais ça prend du temps. 

Donc, ma belle-mère avait l'impression que je ne cuisinais pas, je le savais, ça m'énervait mais je ne faisais rien pour la détromper : ce n'est pas une femme qui abstrait les choses. Lui dire : si, j'aime bien cuisiner, mais seulement si j'ai du temps, ça ne veut rien dire. Au passage, elle ne travaille pas, alors serait-elle devenue une bonne cuisinière si elle avait travaillé? peut-être, mais pas sûr.

Mais là, je ne travaille plus. J'ai du temps.  Et je dois dire que c'est assez drôle de la voir découvrir mes talents de cuisinière.

Quand je dis mes talents de cuisinière, j'exagère un peu. Je ne suis pas une super cuisinière, mais j'ai des plats simples que je fais facilement (en fait, une bonne cuisinière c'est quelqu'un qui a des tas de plats dans sa manche, mais pas forcément difficile). Et je suis assez rusée, surtout avec elle, je le fais un peu exprès. C'est à dire que je fais des plats un peu à l'esbrouffe et en réfléchissant.

Je m'explique. J'ai fait du poulet sauce suprême, un truc qui jette à chaque fois mais très facile. J'ai récupéré et congelé le bouillon, que j'utilise pour des sauces (je le congère dans de petits pots et je décongèle de petites quantités). Donc, dans les jour qui ont suivi le poulet sauce suprême, j'ai fait du sauté de dinde, un truc vraiment basique, mais avec de la moutarde et le bouillon, j'ai fait une sauce qui l'a impressionnée. Elle ne m'a fait aucun compliment, mais elle a eu un silence surpris. Après j'ai fait une sauce aussi avec un steak, pareil, silence.

J'ai raconté que j'avais appris à faire des pains locaux, mais c'est n'importe quoi : en fait je fais une pâte avec de la farine et de l'eau, comme une pâte à crêpe, mais farine et eau, et ensuite je mets de la levure dedans : ça fait une sorte de blinis/crêpe et comme de toute façon elle ne sort pas, sauf pour aller à la plage à l'hôtel, elle croit que c'est local et trouve ça formidable.

J'ai fait un couscous et comme je mets les herbes que m'a montré ma bonne (ras el hanout et cumin), ça donne un goût qu'elle ne connaît pas et ça l'a vachement impressionnée.

Avec la machine à pain je fais de la brioche... 

J'ai fait des gratins de patates de trois façons différentes, mais toujours bien... Elle, elle n'a qu'une seule recette. 

Le seul truc dur que j'ai fait, c'est des pommes Anna. Elle m'a dit hier que c'était comme au restaurant, ce qui est un compliment. Au fond elle n'est pas méchante.. mais pénible... 

 

19.03.2008

Un petit peu de liberté

Comme je l'ai dit, ma belle-famille est là en ce moment, soit ma belle-mère et mon beau-père.

Cela ne se passe pas mal, en fait, même si j'ai l'impression d'être toujours totalement en décalage avec eux. Même quand je parle, je parle plus vite qu'eux, j'ai beau ménager des silences pour leur laisser le temps de répondre, ils répondent, j'attends un peu, je reparle, et là, ils reprennent la parole en même temps que moi, et ça nous arrive tout le temps. Je m'arrête alors de parler, eux aussi, et on se fait des politesses, mais ça nous bloque la conversation. 

Nous sommes totalement différents, et j'ai toujours l'impression que ces "différences" me sautent dessus à l'improviste. C'est très troublant.

Exemple : j'ai fait des crêpes hier soir, jambon, fromage, salade. Ma belle-mère est venue dans la cuisine et m'a regardé avec stupéfaction : je n'avais pas de crêpière. Pour elle, il semble inconcevable de faire des crêpes sans crêpière.  Je lui ai dit que ça marchait très bien avec une poële normale, mais ça l'a tourmenté. Elle m'a répété je ne sais combien de fois : "Ben, c'est quand même plus facile avec une crêpière!!" Après, pendant le repas, elle a encore répété : "Tout de même, tu aurais eu moins de mal avec une crêpière". Elle n'avait que ça en tête. ça ne part pas d'unmauvais sentiment, mais elle a des idées reçues de ce genre, qui l'obsèdent, c'est assez pénible.

Après, il y a la lessive. On ne trouve pas les marques françaises ici. Elle en a parlé longuement, en observant mon paquet de lessive. Après, quand elle a abandonné le sujet "pas de marques françaises", elle m'a demandé si je pensais que la lessive que j'utilisais était vraiment bien. J'ai réfléchi à la formulation de ma réponse, et je lui ai dit que j'en étais contente pour l'instant. Si je lui avais dit oui, elle m'aurait posé des tas de questions sur la lessive, et sûrement je ne m'en serais pas tirée. Là, elle a bien vu qu'il n'y avait rien à dire. Elle m'a demandé si les vêtements des enfants étaient propres, j'ai dit oui, et elle a inspecté les fringues ce matin en habillant Louis.

J'ai du mal à la suivre dans toute ces complications. Je ne parviens pas à me prendre la tête pour la lessive, les crêpières, ou des trucs de ce genre. or, pour elle, c'est vraiment important : elle ne fait pas cela contre moi, elle a les mêmes conversations avec ses filles, on se croirait dans des pubs. Tu as essayé la lessive truc? Oui, mais j'ai eu un problème avec le pyj de mon fils, alors je suis revenue à la lessive machin. Incroyable.

Je ne peux pas trop la critiquer : mon mari est bien conscient des défauts de sa mère, il est le premier à en rire, entre nous, mais avec gentillesse. C'est sa mère, quoi.  Je ne peux pas lui dire que je la trouve bête, ça lui ferait de la peine. Je peux le regarder, quand elle dit un truc, je vois qu'il me comprend, mais je dois faire ma gentille, comme si ça m'amusait au fond, alors que jenragee, je l'avoue, de devoir me fa  rcir ces beaufs pendant 10 jours.

Le bon côté, c'est que Louis et Tom sont ravis de voir leurs grands-parents.

Patience. 

27.02.2008

Angoisses

Dans deux semaines, ma belle-famille débarque.

Je commence à angoisser. 

Ce n'est pas que nous ayons de véritables mauvais rapports ; on est plutôt dans le sourire et les petites phrases. le problème, c'est que je ne supporte aucune de ses petites phrases, qui vont toutes dans le sens de conseils ou de remarques liées à ce que je fais, surtout avec mon fils. Ma belle-mère ne peut pas me voir faire quelque chose qui lui semble insolite sans me faire une remarque.

Par exemple, alors que mon fils a trois ans, je lui mets parfois des vêtements deux voire 18 mois qui lui vont encore ; je ne vérifie pas la taille de tout ce que je mets à Pierre (je vais l'appeler Pierre, ce sera plus naturel que de dire tout le temps "mon fils"). Cet été, elle a soudain froncé les sourcils, en le regardant, et s'est penché pour vérifier l'étiquette de ce qu'il portait. Nous étions dehors et buvions l'apéritif sous leur tonnelle. Elle s'est alors tourné vers moi avec stupéfaction : mais c'est du 18 mois, me dit-elle.

Et là, c'est plus fort que moi mais je stresse : je commence à me dire : et alors? C'est grave? Et, c'est vrai, je ne sais plus si c'est grave ou pas, je ne sais plus ce qu'il faut faire. 

Je lui dis : oui.

Elle : Mais il a trois ans.

Moi : Mais ça lui va.

Elle : Il faut le voir grandir !!! Tu ne vas pas toute sa vie l'habiller avec deux tailles en dessous ! Il a trois ans maintenant.

Un fait anodin, ma radinerie et le fait que je veuille utiliser au max tous les vêtemetns de Pierre (et il en a !!!), devient un problème. ce jour-là, j'ai haussé les épaules et fait "Pffff" mais malgré ça j'étais touchée. Savoir que je suis observée me rend nerveuse.